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Top 30 des citations d'Hemingway qui m'ont retourné le cerveau.



Ernest Hemingway est né le 21 juillet 1899 dans une maison plutôt cossue d'Oak Park, vers Chicago. Il est décédé le 2 juillet 1962 dans sa résidence de Ketchum, dans l'Idaho. Il s'est logé une balle au fond du gosier, comme l'avait fait son père avant lui, geste pour lequel il l'avait blâmé durant toute sa vie.


Entre ces deux dates, Hemingway a beaucoup chassé, pêché, voyagé, combattu, bu, cuisiné et écrit. Son style d'écriture est caractérisé par le manque. La litote, si on veut employer des termes plus techniques.


Comme pour bon nombre d'écrivains et copywriters anglophones, son style me fait planer. Il m'ensorcèle. M'obsède.


Je ne pige pas pourquoi Hemingway n'intéresse pas les copywriters francophones. Il faut toujours prêter la plus grande attention aux sources de nos sources.


Lire Hemingway quand on aime l'écriture, c'est être comme un chien truffier au milieu de la truffière la plus fertile du monde.


Voici 30 citations du "papa" de la littérature américaine.


  1. La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents.

  2. Mais l’homme ne doit jamais s’avouer vaincu, dit-il. Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu.

  3. Aux plus importantes croisées des chemins de nos vies, il n’y a pas de signalisation.

  4. Nous naissons avec tout notre avoir et nous ne changeons jamais. Nous n’acquérons jamais rien de nouveau. Nous sommes complets dès le début.

  5. La seule écriture valable, c’est celle qu’on invente… C’est ça qui rend les choses réelles.

  6. Quand certains entendent un écho, ils s’imaginent avoir produit un son.

  7. Chacun de mes contacts avec la politique m’a donné l’impression d’avoir bu dans un crachoir.

  8. Si deux personnes s’aiment, il ne peut y avoir de fin heureuse.

  9. Quand on a du succès, c’est toujours pour les mauvaises raisons. Quand on devient populaire, c’est toujours dû au pire aspect du travail effectué.

  10. De la joie chez les gens intelligents est la chose la plus rare que je connaisse.

  11. Tous les bons livres sont pareils, ils sont plus vrais que ce qu’aurait pu être la réalité.

  12. J’ai appris à ne jamais tarir le puits de mon inspiration, à toujours m’arrêter quand il restait un peu d’eau au fond et à laisser sa source le remplir pendant la nuit.

  13. Un homme intelligent est parfois obligé d’être saoul pour passer du temps avec les imbéciles.

  14. Il embrassa la mer d’un regard et se rendit compte de l’infinie solitude où il se trouvait.

  15. C’est toujours comme ça… On n’a jamais le temps d’apprendre. On vous pousse dans le jeu. On vous apprend les règles et, à la première faute, on vous tue.

  16. Je n’ai jamais entendu un son de voix pareil. C’était plus gris qu’un matin sans lever de soleil.

  17. “J’ai dit au gamin que j’étais un drôle de bonhomme, dit-il. C’est le moment de le prouver.”

  18. Qu’il l’eût déjà prouvé mille fois, cela ne signifiait rien. Il fallait le prouver encore. Chaque aventure était nouvelle.

  19. Quand j’écrivais quelque chose, j’avais besoin de lire après avoir posé la plume. Si vous continuez à penser à ce que vous écrivez, en dehors des heures de travail, vous perdez le fil et vous ne pouvez le ressaisir le lendemain. Il vous faut faire de l’exercice, fatiguer votre corps, et il vous est alors recommandé de faire l’amour avec qui vous aimez. C’est même ce qu’il y a de meilleur. Mais ensuite, quand vous vous sentez vide, il vous faut lire afin de ne pas penser à votre oeuvre et de ne pas vous en préoccuper jusqu’au moment où vous vous remettez à écrire.

  20. - Tu n'as plus de Dieu ? - Non, bien sûr que non. S'il y avait un Dieu, Il n'aurait jamais permis ce que j'ai vu de mes yeux, on peut le leur laisser. - Ils le réclament.

  21. Après avoir écrit un conte je me sentais toujours vidé, mais triste et heureux à la fois, comme après avoir fait l’amour, et j’étais sûr que j’avais fait du bon travail; toutefois je n’en aurais la confirmation que le lendemain en revoyant ce que j’avais écrit.

  22. D’ailleurs, pensa-t-il, tout le monde tue d’une manière ou d’une autre. La pêche me tue autant qu’elle me fait vivre.

  23. C’est très bien d’avoir de la veine, mais je préfère encore faire ce qu’il faut. Alors quand la veine arrive, on est fin prêt.

  24. Tout passe et tout lasse, les nations, les individus qui les composent, autant en emporte le vent. Il ne reste que la beauté, transmise par les artistes.

  25. La vie brise tout le monde, et ensuite, quelques-uns deviennent plus forts aux endroits où ils ont été brisés.

  26. Quand ils me disaient: “c’est sublime, Ernest. Vraiment sublime. Tu ne sais même pas à quel point”, je remuais la queue, tant j’étais content, et m’immergeais dans cette idée que la vie est une fête perpétuelle, pour voir si je ne pourrais pas en rapporter un joli bâton, au lieu de me dire: “si ces salauds aiment ça, qu’est-ce qui cloche ?” C’est ce que je me serais dit si j’avais raisonné en professionnel, encore que, dans ce cas, je ne leur aurais jamais rien lu.

  27. La meilleure façon de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un est de lui faire confiance.

  28. Le vin est une grande chose, dis-je. Cela vous fait oublier tout ce qui est mauvais.

  29. En lui, il y avait aussi le désespoir, le chagrin que les soldats transforment en haine pour pouvoir continuer à être des soldats.

  30. Si le lecteur le souhaite, ce livre peut être tenu pour une oeuvre d’imagination.


Loris

Encre canaille.