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Comment devenir un bon copywriter en 2022 ?

Les plumes qui comprennent ce changement plieront le game en 2022 et au-delà.


Mon nom est Gary.


Demain, je me lèverai à l’aube et passerai les premières heures de la journée à taper à la machine à écrire une lettre de vente.


Avec deux amis hommes d’affaires, on a eu une idée brillante il y a de ça 2 mois.


Le gouvernement américain a annoncé une série de réformes au sujet de la sécurité sociale. Alors on s’est dit que c’était le moment parfait pour montrer aux citoyens américains comment il peuvent profiter de ces nouvelles mesures pour gratter un peu d’argent. L’idée, c’est de leur vendre un petit livre, le genre qui se lit en une soirée, en leur expliquant toutes les manières d’être éligible pour recevoir une aide financière.


Une fois que la page sera écrite, on fera imprimer 100 000 exemplaires, qu’on enverra, par courrier postal, à travers le pays.


L’Américain moyen reçoit 3 enveloppes par jour. Il faudra que je me batte pour attirer son attention sur la mienne, la 4e. Ensuite, je n’aurai le droit qu’à une lecture pour le convaincre de glisser quelques dollars dans l’enveloppe préaffranchie et de nous la retourner, pour recevoir le fameux bouquin en question.


Je dois encore écrire le contenu du livre. Une fois que ce sera fait, mes amis hommes d’affaires s’occuperont de le faire imprimer et relier, puis de négocier avec les services postaux un bon prix pour envois en masse. Ils trouveront le partenaire spécialiste en marketing direct le plus fiable, qui nous louera les adresses. Ensuite, aux prix de l’impression des bouquins, des lettres de vente, des enveloppes et des timbres, viendra celui des enveloppes préaffranchies.


Bref, demain je me lèverai, et j’écrirai la lettre de vente ultime, celle qui coche toutes les cases.

Mon nom est Stanislav.


Demain, je me lèverai à l’aube et passerai les premières heures de la journée à écrire un mail de vente.


J’ai eu une idée il y a de ça 3 jours. Je ne sais pas si elle va fonctionner ou pas. Mais je me lance. Les premiers retours sont positifs et ça ne coûte rien d’essayer.


Récemment, j’ai reçu pas mal de mails me demandant comment créer du contenu sur LinkedIn qui ne ressemble pas à ce qu’on peut lire à longueur de journée sur la plateforme. J’ai passé les dernières 48 heures à assembler une douzaine de courtes vidéos à l’aide de mon smartphone.


Une fois ces vidéos mises en ligne, j’écrirai une page de vente pas trop longue, paraît que les jeunes n’aiment pas lire, décrochent vite, passent à autre chose. Et puis, mon public me connaît déjà.


Ce que je vais soigner, c’est la séquence mail que je vais leur envoyer. Je raconterai quelques histoires. Et à la fin de chaque mail, j’ajouterai un appel à l’action.


Au fil des années, j’ai accumulé 12 000 adresses mails, que j’ai récoltées en l’échange d’une petite formation gratuite qui a pris 2h de mon temps.


L’internaute moyen reçoit entre 70 et 90 mails par jour. Faut que je trouve, à chaque fois, un moyen pour que le quidam en question choisisse d’ouvrir mon mail plutôt que celui de Kooples présentant sa collection automne/hiver ou Uber Eat qui offre 5 putains d’euros sur les 3 prochaines commandes.


Je vous jure… ça fait marcher les méninges la concurrence.


Je leur écris tous les jours. Bah oui, ça me coûte quasi rien, la plateforme d’emailing me demande une vingtaine d’euros tous les mois. Et je peux envoyer autant de mails que je veux. Alors je fais ça de manière quotidienne. Je sais, c’est osé, mais les marketeurs du web le font, alors je crois que ce n’est pas trop mal vu. Si ça ne tenait qu’à moi, j’enverrai 4 mails par jour. Ce sont toujours mes meilleures ventes, par mail.


Bref, demain je lèverai, j’écrirai un mail, peut-être sur ce qui m’est arrivé ce week-end en boîte de nuit ou lors de mon dernier rendez-vous Tinder, peut-être en mettant un peu de pression à mes lecteurs en leur demandant de choisir entre les pilules bleu et rouge.


Le rôle reste, le métier change.


Hier, le copywriter prenait un ton impératif, faisait preuve de compassion, démontrait par a+b et faisait passer une information biaisée pour une vérité universelle.


Demain, le copywriter prendra le ton qui lui plaît, fera preuve d’empathie, suggérera et assumera sa propre vision idéale et forcément particulière du monde.


De mercenaire, le copywriter deviendra missionnaire.


LC

CF